Aujourd’hui, petite histoire de la bûche de Noël. Autrefois, elle permettait de réunir tous les habitants de la maison, aussi bien les propriétaires, que les hôtes ou les domestiques.

La bénédiction de la bûche était en fait la bénédiction du feu, à un moment où le froid était (et est toujours) omniprésent : cet usage existait surtout dans les pays du Nord.
Au coeur de l’hiver, il va de soit de mettre en avant le morceau de bois sec et résineux qui permet à tous de se réchauffer. Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. A la Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des œufs ou des agneaux ; à l’Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l’huile.
Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les faisaient donner.
Partout, on prenait soins d’avoir de larges foyers où flambait une souche de hêtre ou de chêne. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gite pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. Tous attendaient ainsi la Messe de minuit.
La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de la France.

